La nature est-elle hostile à l'homme ?
Café Philo vendredi 22 mai 2026 à 17H45 Médiathèque Nissan-les- Ensérune
PRESENTATION
La formule est surprenante et peut prendre à contre-pied les aspirants bacheliers : n’entend-on pas à longueur de journée plutôt l’inverse, l’homme prédateur et ennemi de la nature, tout particulièrement dans cette nouvelle ère dite de « l’anthropocène » ? Un tel jugement semble s’appliquer plutôt à la lutte ancestrale que l’homme a dû d’abord mener contre une nature vécue comme hostile et dangereuse (pour lui). « Sans plumes, sans cuir épais, sans griffes ni cornes, nous nageons mais mal, nous courons lentement… Nous n’avons donc que notre imagination à opposer au monde » (Gerald Bronner). Quoiqu’il en soit, n’est-ce pas précisément l’histoire de ces relations entre l’homme et la Nature qui doit nous intéresser ici ? L’hominisation, c’est-à-dire la formation d’une existence véritablement humaine, n’est-elle pas intimement liée à une forme de dénaturation et/ou de domestication de la nature en nous et en dehors de nous ?

Ecrit philo : " La nature est-elle hostile à l'homme ?" (sujet bac 2024) Daniel Mercier
Première observation : la formule est piégeuse… N’a-t-on pas plutôt l’habitude aujourd’hui de dénoncer l’action qualifiée parfois de « prédatrice » de l’homme sur la nature, témoignant par là même d’une forme de comportement historique hostile (en tout cas non respectueux) de l’homme (entendu ici comme être humain) en direction de la nature ? ● Avec l’avènement de l’anthropocène, on cible les actions humaines comme responsables d’un véritable changement d’ère géologique qui se traduit par la destruction des autres êtres vivants naturels, la pollution du propre habitat de l’homme qu’est la Terre, la croissance démesurée de notre espèce, la dépouille de notre planète, ou encore le risque désormais de la faire exploser… L’hostilité semble décidément œuvrer dans ce sens…● Si bien que parfois nous entendons dans les médias, à propos de certains évènements naturels tels que Tsunami, tempête dévastatrice ou tremblement de terre, que « la nature se vengerait du traitement que nous lui faisons subir », sans qu’il y ait nécessairement un lien de causalité entre une chose et l’autre. ● Un tel jugement ouvertement et naïvement aussi anthropomorphique – la personnification de la nature à notre image - qualifierait alors cette possible hostilité de la nature (bien réelle dans les exemples donnés) envers nous, comme une sorte de rtour de bâton contre les préjudices commis contre elle.
Deuxième observation : le terme « hostile » est très saturé dans le domaine affectif, ce qui traduit également un jugement ouvertement anthropomorphe (nous sommes dans le registre des affects humains). Ce terme est notamment utilisé en temps de guerre, et ces synonymes sont sans ambigüité : « agressivité, animosité, antipathie, aversion, haine, inimitié, malveillance, rancune, ressentiment ». Est-ce le bon registre pour juger les relations entre l’homme et la nature ? Il serait sans doute peu réaliste de vouloir s’en séparer radicalement, mais l’anthropomorphisme en la matière est toujours un peu problématique…
Troisième observation : les usages du terme de « Nature » sont très polysémiques : pas moins de 11 sens dans le vocabulaire philosophique de Lalande, que nous avions regroupés en trois sens essentiels. Nous n’allons pas les répertorier ici, mais nous retiendrons celui qui nous intéresse le plus dans le cas présent : la nature est ce qui se fait sans intervention de l’homme, à l’inverse de l’artificiel. Autrement dit, tout ce qui est extérieur à l’homme ou indépendant de celui-ci (naturel ≠ artificiel). Nous nous contenterons de cette définition, même si nous pourrons constater que la distinction entre naturel et artificiel est beaucoup moins simple et évidente qu’il n’y parait au premier abord, ne serait-ce que parce que l’homme est lui-même une partie de la nature… et n’est donc pas en dehors d’elle…
Qu’en est-il au juste de ce rapport homme/nature, et en quel sens peut-on considérer la nature hostile à l’homme ?
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L’homme originairement démuni face à la nature
Aussi bien par sa naissance –l’homme est un animal qui naît prématurément, contrairement aux autres animaux, relativement bien « équipés » dès les premiers jours d’existence – que par sa constitution physique, plutôt fragile, il est en effet soumis plus que tout autre être vivant aux dangers du milieu naturel dans lequel il se trouve en quelque sorte « jeté ». ● On peut imaginer à quel point le froid, la sécheresse, les bêtes sauvages etc. étaient pour lui des sources de danger et d’inconfort, et comment cette nature qui l’entourait pouvait être ressentie comme hostile. « Sans plumes, sans cuir épais, sans griffes ni cornes, nous nageons mais mal, nous courons lentement… Nous n’avons donc que notre imagination à opposer au monde »[1]. ● Les termes de lutte ou même de guerre peuvent rendre compte de ce rapport sans doute initialement difficile avec la nature, dont l’enjeu est la survie. Contrairement à ce dont le mythe de l’âge d’or veut nous persuader, la nature n’est pas vraiment accueillante, au contraire… Elle n’est pas synonyme d’ordre et d’harmonie pour l’homme, d’accord parfait, comme le suggère également la Genèse avec Adam et Eve, qui est la version chrétienne de ce mythe. ● Mais Dieu va chasser Adam et Eve du jardin d’Eden, et les hommes vont devoir « gagner leur pain à la sueur de leur front » (nous reviendrons sur cette issue, car c’est effectivement le travail qui va permettre le changement)
2- L’hominisation comme émancipation et dénaturation
C’est précisément la transformation de ce rapport à la nature qui va caractériser l’histoire humaine. Après le mythe adamique, c’est celui de Prométhée qui peut ici nous servir de récit : Prométhée intervient après que son frère (Epiméthée) ait distribué imprudemment aux animaux toutes les capacités et qualités leur permettant de s’adapter à la nature et de résister aux dangers, aux dépens de l’homme à qui il ne reste plus grand chose… Il va alors enfreindre l’ordre divin pour voler le feu et les techniques de la forge, et les mettre entre les mains de l’homme. Il sera puni pour cela (attaché au flanc d’un rocher, les aigles viendront lui manger le foie), mais il initie, avec ce geste, l’aventure d’une humanité qui va s’inventer elle-même à travers l’histoire, notamment grâce au développement illimité des sciences et des techniques. ● Il y a plus de deux millions d’années, « nous avons commencé à nous doter de prothèses techniques- comme des pierres taillées dans des galets- afin d’augmenter nos chances de poursuivre nos fins avec succès… Ces pierres ont pu être frottées l’une contre l’autre et faire jaillir une étincelle…. Certaines plantes ont pu être utilisées pour apaiser quelques douleurs... »[2]
Cette adaptation humaine à son environnement va impliquer une forme de dénaturation de l’homme et d’humanisation ou domestication de la nature. Cette « exposition au monde » particulière qui le distingue des autres mammifères prend rapidement les traits d’une prise de distance avec la nature par le truchement du langage et de la technique. Il y a dans l’homme une disposition d’agir contre-nature. ● En ce sens la culture, comme processus d’aménagement[3] et de médiation (matérielle et symbolique) entre les groupes humains et la nature, désigne avant tout une façon d’occuper la terre et de l’habiter, de produire ainsi les conditions matérielles de l’existence humaine. ● Dépourvu d’instincts, l’animal humain dépend entièrement de ses ressources techniques pour agir : les outils sont des substituts ou des machines à amplifier l’action des organes : les renforcer en étendant leur performances (marteau, lunettes, téléphone), en économisant leur effort (brouette, bicyclette), en les prolongeant au-delà de leurs capacités (scaphandre, chalumeau, scanner), en les remplaçant (IA, robots) etc. ● L’outil émancipe l’homme d’un contact trop étroit et contraignant avec le milieu, permet la « mise à distance » du monde.
On peut parler à ce sujet d’un processus progressif de « dénaturation » ou « désanimalisation »[4]. Alors que l’animal est « pauvre en monde », au sens où son monde est un « monde-autour » (umwelt en allemand), déterminé génétiquement en termes de « niche écologique », l’homme sort de ce cercle car il n’a pas de niche particulière, et accède au monde humain en se constituant lui-même comme proprement humain. ● En ce sens il est lui-même un produit qui s’engendre lui-même, comme le monde qu’il construit. L’univers technologique peut ainsi être perçu, à la manière de Yves Michaud, comme la cathédrale des prothèses que les hommes ont produits, étant pour eux-mêmes les principaux objets d’auto-expérimentation : bio-matériaux mécaniques ou électroniques, organes transplantés ou artificiels, moyens de locomotion, stimulateurs cardiaques, anesthésiques, programmation mentale…et biotechnologies (grossesses étrangères, bientôt peut-être utérus artificiels…). ● ll est peut-être dans le destin de l’homme que le réel fasse de moins en moins limite, tant est permanent son action de transformation aussi bien sur nous-mêmes que sur la nature qui nous entoure. ● Notre espèce révèle ainsi une grande plasticité, et nous devons à Marx un grand récit cohérent sur la façon dont les hommes par leur travail ont pu s’émanciper ainsi des contraintes naturelles en « conquérant » la nature, processus au cours duquel ils agissent aussi bien sur la nature en la transformant, que sur eux-mêmes. ● « Maîtres et possesseurs de la nature » (Descartes), les hommes l’asservissent et exploitent ses ressources en fonction de leurs fins et grâce à la technique, et l’hostilité initiale s’est considérablement affaibli, la nature étant pensée comme étant à notre service, ce qu’avait déjà annoncé le Dieu chrétien (la nature est livrée au seul usage de l’homme, et il peut en faire ce que bon lui semble).
3- L’artificialisation du monde
Le technocosme humain
Comme nous l’avons montré, la technique et la culture qui l’accompagne sont créatrices de monde, et développent un « technocosme humain » artificiel. Un second monde, prothétique, vient s’ajouter au corps, et notre habitat (et pas seulement notre maison) est comme une « sphère » ou une « serre »[5], espaces protecteurs qui se situent entre l’environnement et le monde, sorte d’utérus social à l’intérieur duquel nous vivons et nous nous développons à l’abri de la nature.● Les espaces que les hommes produisent leur permettent de se développer, et ces derniers en dépendent étroitement. Sortes d’espaces intermédiaires entre la « cage environnementale » propre à l’animal, et l’ouverture terrifiante de l’univers, elles nous donnent le sentiment d’être chez nous, dans « notre » monde… [6] ● Pour Sloterdijk, la société constitue un utérus protecteur qui nous met à l’abri des pressions naturelles évolutives, nos évolutions n’étant plus directement dépendantes de l’adaptation darwinienne (la sélection naturelle). Les caractéristiques de l’espèce échappent de plus en plus à la détermination par l’environnement naturel, pour être générées par l’habitat. ● Cette mise à distance du monde et cette évolution au sein de technocosmes qui déterminent de plus en plus « la domestication » dont nous sommes l’objet (par exemple aujourd’hui notre dépendance toujours plus importante aux écrans et à une forme de post-réalité) posent un certain nombre de questions fondamentales quant à l’avenir de notre espèce, mais l’une d’entre elles est sans doute la plus importante : ce complexe juridico-technico-marchand qui se présentait comme indépendant et autosuffisant est en réalité très dépendant de son environnement extérieur, qui l’affecte profondément en retour.
L’impensé des limites
En effet, reposant sur une séparation prétendue radicale entre la nature et la culture, ce modèle a été trop longtemps dans la dénégation des limites auxquelles il est nécessairement confronté : celles qu’impose la nature elle-même. ● Le dualisme fondateur de la Modernité, celui du Grand Partage entre Nature et Culture[7] – se manifestant entre autres choses par une action humaine conquérante sur une nature pensée comme un matériau inerte et illimité – s’avère infondé. La crise climatique, les pollutions massives, la pénurie en eau, l’épuisement des ressources, la biodiversité menacée nous rappellent tragiquement notre interdépendance avec les écosystèmes.● Nous sommes nous-mêmes de la nature, nous agissons dans cette nature, et nous ne pouvons pas faire abstraction des équilibres naturels. L’artificiel n’existe pas sans le naturel, et doit donc être pensé en relation. L’anthropocène nous montre factuellement l’empreinte indélébile de l’homme sur la nature, avec ses conséquences, parfois problématiques. Pour bien comprendre cette intrication entre Nature et Culture, il suffit par exemple de penser aux paysages : ils sont complètement anthropisés, Le moindre de nos paysages est « anthropisés », témoins vivants de cette interaction entre nature et culture. ● Nous ne pourrons plus faire comme si nous pouvions gérer les affaires entre les hommes (autrement dit la gestion de nos sociétés politiques) indépendamment de la nature. Nous ne parvenons pas encore à intégrer cette dimension, d’où notre difficulté à passer à une véritable écologie politique. Il faut faire entrer dans cette politique la nature et les relations que les hommes entretiennent avec elle.
Une hostilité inversée ?
● On peut alors être tenté d’inverser l’ancienne hostilité de la nature envers l’être humain en une hostilité nouvelle de celui-ci en direction de la nature… Mais ce n’est pas en posant cette fois une hostilité symétrique à la précédente –celle de l’homme qui serait essentialisé maintenant comme ennemi et prédateur de la nature – que cette nouvelle écologie politique pourra voir le jour ! La nature n’est ni bonne, ni mauvaise. Elle n’a « ni conscience, ni morale, ne se soucie ni de nous, ni d’écologie. » (André Comte Sponville), mais les liens vitaux qui nous unissent à elles nous assignent des fins en termes de « politique de civilisation ». La nature n’est pas plus ce nouveau Dieu aux finalités transcendantes qui condamnerait l’homme au pire pêché de souillure à son endroit, que l’homme lui-même un être « hors nature » qui pourrait se satisfaire d’une forme d’extraterritorialité par rapport à la nature (cf. à ce sujet plus loin)…
A l’époque de l’anthropocène, la nature se distingue de moins en moins de l’artifice. Qui le dit mieux que Michel Serres, dans son « Contrat naturel » : Les grandes agglomérations, « ces plaques humaines immenses et denses », ont acquis au niveau planétaire un poids équivalent à celui d’une mer, d’un désert ou de grands massifs montagneux, modifiant le climat, la circulation de l’eau et la composition de l’atmosphère »[8]. Cette interdépendance généralisée doit être analysée pour ce qu’elle est, sans anthropocentrisme ; il vaut mieux comprendre que déplorer... ● Les liens qui réunissent tous les éléments de la Terre sont simplement ceux du langage de la science, comme le dit encore Michel Serres : le langage dans lequel « la Terre nous parle en termes de forces, de lois et d’interactions, et cela suffit à faire un contrat. ». Les véritables mandataires de la nature sont les scientifiques, qui sont chargés de rendre présents, et faire témoigner aux yeux de tous, les objets de la nature. Inscrire dans le débat public les certitudes que nous avons déjà, mais aussi les hypothèses et les nombreuses controverses qui ne manqueront pas autour de questions d’une grande complexité, et réfractaires aux scénarios dans la certitude. ● On peut mesurer le degré de maturité de nos démocraties à la capacité qu’elles ont d’accueillir et de se nourrir de ces certitudes mais aussi de ces controverses exposées en public.
Nous sommes bien des êtres naturels (nous sommes de la nature – pas de dualisme de ce point de vue), mais nous sommes aussi ceux qui agissons en permanence sur cette nature et qui la transformons… Ceux aussi qui ont une responsabilité particulière vis-à-vis d’elle (sans cette responsabilité, pas de politique écologique possible ou même envisageable). Ce paradoxe fait dire à Catherine Larrère qu’i vaut mieux parler à propos des relations entre l’homme et la nature d’un dualisme faible, qui se traduit par la valorisation de notre appartenance à la communauté écologique, tout en reconnaissant notre spécificité humaine.
4- Mutation transhumaniste ou préservation des équilibres ?
Peut-être que plus fondamentalement, et au-delà de cette « hostilité » supposée, ce qui est en jeu est l’incompatibilité de plus en plus patente entre l’actuelle dynamique du technocosme humain, et les limites désormais posées par la communauté écologique. ● Si le sens profond du capitalisme repose sur ces mécanismes internes de domination et d’enrichissement qui conduisent à l’artificialisation technique, juridique, marchande de l’univers humain, dans le cadre de ce que nous avons décrit comme l’autoproduction du monde humain, ne sommes-nous pas confrontés depuis quelques décennies à une question désormais incontournable : jusqu’où un tel accroissement de notre pouvoir sur nous-mêmes peut-il aller ? N’a-t-il vraiment pas de limites ? La « désanimalisation » de l’animal humain peut-elle encore progresser ? Nous voyons tout de suite quelle est l’alternative :
La première option pense que l’on peut reculer indéfiniment les limites du réel lui-même, et que nous devons poursuivre notre chemin vers l’artificialisation complète du macrocosme humain, en dehors voire au mépris de la nature. C’est en effet la réponse des « solutionnistes » de la Silicon Valley, technophiles convaincus, persuadés que les progrès de la technique permettront de poursuivre cette aventure plus que jamais prométhéenne. L’hostilité témoignait encore d’une certaine proximité et mise en relation avec la nature, mais le projet transhumaniste fait le choix d’une autonomisation complète… Est-ce souhaitable mais aussi réaliste ? Ou bien ces limites ressurgiront-elles en forme de spectaculaire démenti ? Pour certains, il n’y a pas de limites, et nous devrions entrer dans un monde de mutants surhumains. C’est par exemple le sens du « Manifeste des mutants » de Maurice G. Dantec qui plaide pour une artificialisation totale de toutes les dimensions de l’existence. L’hostilité disparaîtrait alors et la nature pourrait alors revêtir une forme d’étrangeté ou d’altérité pour ces « nouveaux » venus… C’est l’option sans doute majoritaire qui est défendue par les dirigeants de la Silicon Valley (habiter Mars, devenir immortel, télécharger sa conscience dans un nouveau corps ou un corps virtuel, accepter et même souhaiter le pouvoir sans partage d’une super-intelligence etc.).
Pour d’autres, ce découplage radical du technocosme humain avec la nature serait rapidement invivable, et la crise écologique en témoigne. La façon dont on place le curseur de l’artificialisation doit veiller à un pilotage soucieux des dynamiques naturelles de façon à pouvoir léguer aux générations futures un héritage pas trop dégradé. Les affaires humaines et le point de vue de la nature doivent se rejoindre complètement en vue du bien commun et de la préservation du patrimoine naturel. Sinon, la nature pourrait bien être de nouveau « hostile » à l’homme, en termes de sècheresse, de montée du niveau de la mer, de manque d’eau potable, ou encore d’évènements climatiques catastrophiques de plus en plus nombreux. La connaissance des phénomènes naturels et des risques auxquels nous sommes exposés devient centrale, et nous devons développer avec la nature des relations de « bonne intelligence » réciproque ; nous ne devons pas non plus « dramatiser » ces relations, et prendre nos distances aussi bien avec le grand récit prométhéen, qu’avec le mythe du Paradis perdu ou de l’âge d’or !
[1]« A l’assaut du réel » page 72, Gérald Bronner
[2] « A l’assaut du réel », page 73, Gérald Bronner
[3] « colere » en latin
[4] Yves Michaud, « Humain, inhumain, trop humain »
[5] Ces termes sont utilisés par Sloterdijk dans « Règles pour le Parc Humain »
[6]Lire à ce sujet « Humain, inhumain, trop humain » de Yves Michaud, qui commente la thèse de Sloterdijk dans « Les règles du Parc humain »
[7] Lire Philippe Descola « Au-delà nature et culture »